Chlorelle, klamath et spiruline : des trésors d’eau douce aux multiples vertus

green bloom propose pour la première fois la chlorelle sous sa forme fraîche

Quasiment inconnues du grand public il y a encore quelques années, la chlorelle, la klamath et la spiruline jouissent désormais d’une notoriété grandissante.

Leur usage s’est démocratisé et on les retrouve facilement sur les étals de commerçants spécialisés dans l’alimentation biologique ou naturelle. Elles font également l’objet de nombreuses études scientifiques, destinées autant à en mesurer les propriétés nutritionnelles que les vertus médicinales.

Certains grands chefs ont d’ailleurs décidé de les incorporer à leurs menus. C’est par exemple le cas de Pierre Gagnaire – trois étoiles au Michelin – qui travaille la chlorelle et la spiruline dans les cuisines de son restaurant parisien, mais aussi de Jérôme Roy, chef du restaurant étoilé Le Cloître dans les Alpes-de-Haute-Provence, ou encore de Michel Izard, célèbre artisan boulanger breton.

Quels sont les particularités de ces micro-organismes et leurs bénéfices pour la santé ?

Des organismes primitifs à l’origine de la vie

Apparus sur Terre il y a environ trois milliards d’années, ces organismes microscopiques capables de réaliser la photosynthèse ont largement participé à la formation de conditions favorables à l’existence des formes de vie actuelles, en contribuant à enrichir l’atmosphère terrestre en oxygène.

Ayant très peu évolué depuis leur apparition, ces organismes ancestraux ont ensuite su constamment s’adapter aux modifications qui ont transformé la planète jusqu’à aujourd’hui. Ils continuent de se développer naturellement au sein de lacs d’eau douce caractérisés par des eaux chaudes et alcalines, riches en éléments nutritifs.

La chlorelle, la klamath et la spiruline sont souvent dénommées microalgues ou algues bleu-vert de façon générique. En réalité, seule la chlorelle peut vraiment être considérée comme une algue microscopique. Il s’agit en effet d’un organisme eucaryote, c’est-à-dire pourvu d’un noyau qui contient l’ensemble de son matériel génétique.

La spiruline et la klamath sont en revanche des organismes procaryotes : dépourvus de noyau, leur matériel génétique est conservé directement au sein du cytoplasme. Ni algue, ni végétal, elles appartiennent à la famille des cyanobactéries. […]

Des sources de micronutriments remarquables

La richesse exceptionnelle en micronutriments de ces trois organismes permet de les qualifier de superaliments : vitamines, minéraux, acides aminés, enzymes, acides gras et pigments naturels s’y trouvent en grande quantité.

Leur teneur en protéines végétales digestes et facilement assimilables est également remarquable : les protéines représentent en effet plus de la moitié de leur poids sec, ce qui en fait des aliments de choix pour celles et ceux qui adoptent une diète végétarienne.

Outre leur richesse en protéines végétales, chlorelle, klamath et spiruline contiennent chacune l’ensemble des huit acides aminés essentiels (c’est-à-dire, ceux que le corps humain n’est pas en mesure de synthétiser) et constituent une excellente source de fer biodisponible.

Alcalinisantes, elles aident à désacidifier l’organisme et limitent ainsi le développement de pathologies inflammatoires. […]

La chlorelle, un allié détox

Nourrissante, riche en minéraux – notamment en fer – et en vitamines (groupes B, C et E), cette microalgue détient également le taux de chlorophylle le plus élevé du monde végétal, d’où son surnom de « magicien vert ».

Pigment naturel essentiel à la photosynthèse, la chlorophylle joue un rôle majeur dans l’oxygénation de l’organisme en favorisant le transport de l’oxygène à travers les cellules sanguines et en purifiant le sang. Elle améliore également la réponse immunitaire et soutient les processus de cicatrisation en stimulant la régénération des cellules endommagées.

Par ailleurs, la chlorelle participe aussi au bon fonctionnement du microbiote par sa capacité à assainir et à rééquilibrer la flore intestinale en soutenant le développement de bactéries probiotiques comme les lactobacilles. Riche en fibres, elle purifie les intestins et régule le transit en douceur en limitant constipation et ballonnements.

Elle contribue également à diminuer l’acidité stomacale et exerce un rôle protecteur sur le foie. Au même titre que la spiruline ou la klamath, la chlorelle est naturellement alcaline et concourt à restaurer l’équilibre acido-basique de l’organisme.

Enfin, la composition de la membrane cellulaire de la chlorelle – riche en hémicellulose – lui permet de fixer les métaux lourds et les dioxines qui circulent dans l’organisme avant de les évacuer par les voies naturelles. Elle constitue ainsi un précieux allié dans le cadre de processus d’épuration et de détoxication. […]

La spiruline, un concentré d’énergie

Particulièrement riche en sels minéraux et en vitamines (groupes B, E et K), la spiruline contient quatre fois moins de chlorophylle que la chlorelle mais présente une teneur en protéines plus importante.

Sa consommation limite ainsi l’apparition de carences alimentaires, permet de renforcer les mécanismes de résistance de l’organisme et favorise le développement de la masse musculaire. De plus, elle stimule le tonus, augmente l’endurance et contribue à diminuer la fatigue physique. […]

La klamath, l’or cérébral

À l’inverse de la chlorelle et de la spiruline – aujourd’hui largement cultivées en dehors de leurs milieux d’origine, à travers des systèmes clos (bassins) ou à ciel ouvert (tubes de verre installés sous serre par exemple) – la klamath détient la particularité d’être uniquement disponible à l’état naturel, ce qui la rend à la fois plus rare et onéreuse.

De surcroît, elle ne se développe que dans un seul endroit au monde : le lac Klamath supérieur, situé à plus de 1 200 mètres d’altitude dans une région volcanique de l’Oregon, au nord-ouest des États-Unis. […]

À l’instar de la chlorelle, elle contient aussi une certaine proportion de chlorophylle, pigment essentiel en ce qui concerne l’oxygénation et la purification de l’organisme. […]

Des enjeux sociaux, sanitaires et environnementaux à l’échelle mondiale

Plusieurs micro-organismes aquatiques suscitent aujourd’hui le vif intérêt de nombreux chercheurs à travers le globe. Ils étudient leurs propriétés nutritionnelles et thérapeutiques, mais s’y intéressent aussi dans le cadre du développement de nouvelles sources d’énergies renouvelables autour de la biomasse.

Les caractéristiques singulières de la chlorelle et de la spiruline, associées à la faculté de les cultiver en dehors de leur milieu naturel, les placent ainsi au centre de toutes les attentions.

A contrario, l’utilisation de la klamath à grande échelle est pour l’instant limitée du fait de l’incapacité à reproduire les conditions nécessaires à son développement en dehors de son biotope d’origine.

En plus de leurs avantages considérables sur le plan nutritionnel, les cultures de chlorelle et de spiruline offrent aussi un rendement très compétitif. Elles mobilisent en effet des surfaces plus réduites que celles indispensables à l’élevage ou à l’agriculture et consomment moins de ressources naturelles.

Alors que l’eau potable devient une ressource de plus en plus rare et que la superficie des terres fertiles ne cesse de diminuer, le développement de fermes spécialisées dans la culture de chlorelle et de spiruline pourrait par conséquent représenter un enjeu fondamental dans les années à venir.

De telles structures seraient par exemple aptes à réduire l’impact des phénomènes de déforestation engendrés par l’expansion permanente des surfaces agricoles destinées à l’élevage des troupeaux. Ces pratiques, répandues en Amérique du Sud et en Asie, ont des conséquences catastrophiques sur la biodiversité et s’accompagnent parfois d’expropriations et de l’exode des populations indigènes.

La lutte contre la malnutrition – un enfant de moins de cinq ans sur quatre souffre encore de malnutrition aujourd’hui selon l’Unicef – constitue également un enjeu majeur auquel la richesse nutritionnelle de ces micro-organismes pourrait répondre de manière satisfaisante.

Plusieurs institutions internationales comme l’ONU, l’OMS, l’Unesco ou la FAO ont déjà souligné le rôle essentiel de la spiruline dans le cadre de campagnes contre la malnutrition. L’OMS l’a d’ailleurs désignée comme le « meilleur aliment pour l’humanité au XXIe siècle », tandis que l’Unesco en parle comme « l’aliment idéal et le plus complet de demain ».

Très appréciée au Japon, la chlorelle y est quant à elle considérée comme un aliment d’intérêt national depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Représentant une source fiable de protéines et de nutriments, elle y est consommée quotidiennement par plusieurs millions de personnes désireuses de se maintenir en bonne santé.

Enfin, la spiruline et la chlorelle font aussi partie des différentes souches de microalgues étudiées actuellement dans le cadre de recherches sur les biocarburants de troisième génération.

En comparaison des premières générations, à base de ressources végétales, ces micro-organismes présentent l’avantage de ne pas concurrencer l’espace des terres cultivables réservées à l’alimentation humaine. Ils laissent également espérer des rendements supérieurs et permettraient, à travers leur activité photosynthétique, de recycler une partie du gaz carbonique engendré par l’activité industrielle de l’homme.

Le champ des perspectives offert par ces formes de vie ancestrales s’avère donc à la fois immense, passionnant et particulièrement prometteur. Il y a fort à parier que l’on entendra encore longtemps parler d’elles.

http://www.epochtimes.fr/chlorelle-klamath-et-spiruline-des-tresors-deau-douce-aux-multiples-vertus-46049.html