Intoxication aux métaux lourds : une pollution invisible ?

Une solution : consommez des aliments qui favorisent la chélation naturelle, comme par exemple la micro-algue chlorelle

 

Les métaux lourds ont été massivement utilisés dans l’industrie et en agriculture. Ils sont toujours présents dans notre environnement et représentent un danger sur le long terme en s’accumulant dans les os et dans les organes au fil du temps. Quels risques représentent-ils, et comment diminuer les sources de contamination ? Explications.

 
Que ce soit dans les jouets vintage, dans les aliments que nous consommons tous les jours ou même dans certains vaccins, les sources de contamination par les métaux lourds, potentiellement dangereux pour notre santé, sont nombreuses et variées.

Les métaux lourds, qu’est-ce que c’est ? Ce sont des éléments chimiques métalliques comme le plomb, le mercure, le cadmium, l’arsenic, le nickel, l’aluminium, le cuivre, le zinc, le brome ou encore le manganèse. Certains d’entre eux, comme le cuivre et le zinc, sont nécessaires au fonctionnement de notre organisme, à condition qu’ils soient absorbés en petite quantité. Le problème réside donc dans la dose absorbée : en excès, ces métaux peuvent représenter un risque pour notre santé.

DE L’AGRICULTURE À L’INDUSTRIE : DES SOURCES ANTHROPIQUES VARIÉES

Même s’ils sont présents naturellement dans notre environnement, c’est leur utilisation dans l’industrie et dans l’agriculture qui est responsable de contaminations massives. En effet, les rejets dans l’air de particules métalliques très fines retombent ensuite sur les végétaux et les animaux et contaminent donc notre alimentation.

De plus, en agriculture non biologique, des boues d’épuration, issues du traitement des eaux usées, peuvent être utilisées comme engrais et être réparties sur les terres par épandage. Mais ces boues contiennent du cadmium, qui se retrouve alors dans le sol avant d’être absorbé dans les végétaux qui y poussent.

En parallèle, les métaux lourds, comme le plomb, ont longtemps été utilisés dans les peintures, dans l’essence ou encore dans les canalisations d’eau potable, mais d’autres, comme le mercure, rentrent aussi en partie dans la composition de certains amalgames dentaires utilisés pour combler les caries.

Autre voie de contamination possible : les vaccins. Les métaux lourds y sont parfois utilisés comme conservateur en quantité infime mais des défauts de qualité ou de conformité peuvent poser problème. Ainsi, en juillet 2015, des familles ont porté plainte et un procès est en cours pour des soupçons de contamination aux métaux lourds de plusieurs enfants par des lots de vaccins contre la méningite. Les parents d’enfants vaccinés par ces lots ont même récemment créé une pétition sur le site Change.org demandant à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, d’ouvrir une cellule de crise pour soutenir les familles.

ILS NE PEUVENT PAS ÊTRE TOTALEMENT ÉLIMINÉS

Si les sources de contamination aux métaux lourds sont variées, les voies de contamination le sont tout autant puisqu’ils peuvent être à la fois inhalés ou absorbés. Le problème, c’est que notre organisme n’est pas capable d’éliminer totalement ces métaux, qui s’y accumulent donc. C’est pourquoi les animaux en haut de la chaîne alimentaire (les animaux carnivores, les poissons prédateurs et… l’homme) sont particulièrement touchés par la contamination alimentaire : chaque maillon de la chaîne avant lui a accumulé les métaux des végétaux et des animaux qu’il avait lui-même consommé. C’est ce que les scientifiques appellent la bioaccumulation.

QUELS SONT LES RISQUES POUR LA SANTÉ ?

Les métaux lourds se stockent principalement dans les os, le foie, les reins et le cerveau. “Chez l’homme, ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires. Certains, comme le cadmium, l’arsenic, le nickel et le chrome sont cancérigènes” explique le ministère de l’Ecologie. Une exposition à de fortes doses de métaux lourds est donc impliquée dans de nombreuses pathologies sévères comme la sclérose en plaque, les maladies neurodégénératives (maladie d’Alzheimer et de Parkinson), les cancers du poumon, des voies respiratoires et digestives ou encore l’insuffisance rénale. Ils pourraient même jouer un rôle dans le déclenchement de troubles psychologiques et neurologiques comme l’autisme.

DES SYMPTÔMES VARIABLES, UN DIAGNOSTIC COMPLEXE

Les symptômes d’une intoxication aux métaux lourds peuvent varier selon le ou les composé(s) impliqué(s) et selon les personnes, ce qui rend son diagnostic complexe. Les signaux les plus fréquents sont une fatigue chronique, des maux de tête, des douleurs au niveau du dos, des troubles psychiques (irritabilité, dépression, colère, instabilité émotionnelle…), des troubles digestifs (diarrhées, nausées, vomissements) ou encore des troubles du sommeil.

Comment évaluer leur présence dans notre corps ? Le diagnostic d’une intoxication aux métaux lourds peut être réalisé par des tests sanguins, des tests d’urine mais aussi par des analyses chimiques au niveau des cheveux. Mais certains éléments comme le mercure ne sont visibles dans le sang ou les urines que très peu de temps. Une fois fixé dans les organes, il est bien plus difficile de les détecter. En cas d’intoxication, les médecins prescriront un traitement de chélation chimique : ce procédé utilise des molécules chimiques qui se fixeront aux métaux lourds, formant un nouveau composé. L’organisme pourra alors éliminer ce composé plus facilement que les métaux lourds.

COMMENT LIMITER LES RISQUES DE CONTAMINATION ?

Quelques précautions permettent de limiter les sources de contamination aux métaux lourds :

. Consommez des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique qui n’utilise pas de boues d’épuration
. Variez les espèces de poissons que vous consommez, et n’en mangez pas plus de deux fois par semaine
. Faites vérifier vos canalisations d’eau potable ou installez des filtres sur vos robinets
. Arrêtez de fumer (un fumeur absorbe deux fois plus de cadmium qu’un non-fumeur)
. Traitez vos caries avant qu’elles ne nécessitent la pose d’un amalgame dentaire. Si c’est trop tard, demandez à votre dentiste un amalgame à base de résine sans mercure
. Consommez des aliments qui favorisent la chélation naturelle, comme par exemple la micro-algue chlorelle.

Par Laurène Levy, publié sur www.topsante.com le 28 octobre 2015

https://www.topsante.com/medecine/environnement-et-sante/pollution/metaux-lourds-607390

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