Les [micro]algues : à l’assaut de nos assiettes

green bloom peut aussi agrémenter vos meilleurs préparations culinaires

Difficile à cette époque de l’année de les apprécier quand, après un petit bain de mer, elles se coincent entre vos orteils. Les algues réservent pourtant de belles (et bonnes) surprises.

Il va falloir s’habituer à leur goût et à leur couleur luminescente. Domestiquées, transformées, les algues se glissent partout et investissent les palais. Démonstration avec ce non-carré de chocolat.

Écologique : Techniquement, c’est une bouchée façon carré de chocolat, sans la moindre particule de cacao, mais riche en oméga 3, en chlorophylle et en protéines, et principalement composée de microalgues et de lentilles d’eau. Des végétaux qui ne nécessitent aucune culture intensive, plaide NonFood, la société californienne qui s’apprête à le commercialiser. Ou comment s’offrir une gourmandise sans toucher aux ressources de la planète ni alourdir son bilan carbone. Le vegan, un cran au-dessus.

Artistique : À la conception, Sean Raspet, designer à Los Angeles et passionné d’art consommable et de nourriture futuriste. L’année dernière, il a mis au point un catalogue de saveurs pour la startup Soylent, spécialisée dans la nourriture liquide. Pour ces barres-là, il a imaginé un goût “baies, amandes, avec des notes florales et boisées”.

Économique : Les algues, ingrédient utopique ? Plus tant que ça. Le marché mondial annuel des produits fabriqués à base de microalgues est estimé à quelque 6,4 milliards d’euros. Et au printemps, l’Europe, qui y voit les ressources de demain, a débloqué 5 millions pour financer de nouvelles techniques de culture et rattraper son retard dans la course vers l’or vert. (Pack de 5 non-barres de chocolat, 13 € environ, en précommande sur Eatnonfood.com).

Publié par Julie Lastérade sur www.grazia.fr le 17 août 2017